« Le temps passe ; on se lasse.
Rien n'est jamais acquis ; tout se mérite. »
On sait tous comment ça se finit. Ça s'insinue vicieusement, poison ravageur qui prend soin de détruire toutes les remparts qu'on avait dressées pour se protéger du doute, des questions. Tout devient flou, brumeux. La raison s'efface au profit de la folie. On sombre lentement, on se noie dans cette mer d'interrogations. On doute, de tout, de tout le monde ; surtout de nous. On en vient à détruire ce que l'on a mis tant de temps à construire ; et on se surprend à y prendre un vil plaisir. Tout ne devient plus que souvenirs, douceurs amères d'un passé proche. Rien ne dure jamais ; tout n'est que fatalité.